Le Charav

Publié le par Yaacov Ben Denoun Yarcov

Le Charav dérive,

Sur les murs, sur les maisons,

Sur ton sourire du réveil,

Sur les arbres nus.

 

Il recouvre la terre,

S'insinue dans les failles,

Dans les fentes de joie

De la pierre déjà ocre.

 

Il efface les marques,

De l'usure, du temps grisaille,

L'éclatement du bois

Après la pluie d'hiver.

 

Le Charav est dans tes doigts,

Dans l'empreinte du temps,

Il crée la parure d'or

Destinée à t'étreindre.

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