JUDEO ANDALOUSES (fragment d'un long poème)

Publié le par Yaacov Ben Denoun Yarcov

 


 

 

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Judéo andalouses

Les soleils se levaient au travers des persiennes

Calmes, étincelants,

Vêtus des premières chaleurs.

Des odeurs de piment

De menthe,

De figues douces.

Les rues inhabitées,

Se retenaient d'un rire,

D'un cri, d'un appel clair,

D'une voix d'enfant défiant

Le grès portant fraicheur,

D'une gargoulette pleine,

Délaissée dans un coin.

Et l'eau se reposait.

Les draps blancs délaissés

Repoussés vers le bas

De lits à vieux ressorts

Geignant, montrant grimaces,

Dénudaient le soleil

Retenu à toute force,

Par ces mains qui la veille

Caressaient la peau brune

Et peignaient d'une touche nette,

Les boucles brillantes, ébène,

De la femme attendue

Riant sous couverture.

Un œil surpris se hasarde

Et cligne une fois ou deux

Et fixe le plafond

Parcouru d'araignées

De mouches aux ailes frêles

Agiles et se posant

Pour s'envoler encore

Passant d'un mur à l'autre

De l'ombre à la lumière

Au-dessus de nos têtes,

Ballet d'élytres, de soies,

Se frottant au matin lent.

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